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La macromania s'essouffle à Bruxelles

in Politics Fri Oct 20, 2017 5:22 pm
by Lizzy67 • 1.785 Posts

L'Union Européenne n'est pas au beau fixe : tout craque, les crises identitaires (nationalistes et/ou passéistes) refont surface.

Micron est un petit guignol arrivé sur scène pour divertir, séduire. Il serait temps que ce qu'il reste de véritables têtes pensantes ailleurs en Europe s'en rende compte.

A tous les autres Européens : ne vous laissez pas berner par Micron. Donnez-lui un jour une grosse claque dont il se souviendra longtemps. Merci !




Le volontarisme du président français a d'abord suscité l'enthousiasme à Bruxelles. Mais les oppositions et l'inertie de l'institution ont eu raison de cette euphorie.
Par Loreline Merelle, à Bruxelles
Publié le 20/10/2017 à 16:19 | Le Point.fr


L'état de grâce d'Emmanuel Macron perdure-t-il à Bruxelles ? En juin dernier, pour son premier Conseil européen, Emmanuel Macron est arrivé en sauveur d'une Europe, minée par la sortie de la Grande-Bretagne et la montée du populisme. Avec soulagement, les leaders européens écoutent alors avec curiosité et intérêt ce jeune chef d'État à la volonté réformatrice et résolument européenne. La conférence de presse commune entre Angela Merkel et Emmanuel Macron redonne du souffle au couple franco-allemand, tombé en désuétude au cours du quinquennat de François Hollande.

Ceux qu'on appelle maintenant les M&M montrent un front uni et mettent leurs divergences sur la réforme de la zone euro ou sur les accords commerciaux sous le tapis. Dans les couloirs, les leaders européens font même la queue pour serrer la main du nouveau président français. À l'exception peut-être de la Première ministre polonaise Beata Szydlo et du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, qui le surnomme non sans ironie le « new boy », tous succombent au charme d'Emmanuel Macron.

Cinq mois plus tard, l'euphorie est quelque peu retombée. Les initiatives fédérales européennes portées par Macron se heurtent à un certain réalisme européen : les décisions et les choix se font à 28 et non pas à un ou à deux, rappelle-t-on dans les couloirs.
Macron est encore jeune, il n’a encore rien commencé

L'instauration d'une taxe numérique, la fameuse taxe sur les Gafa n'a pas réussi à convaincre. La France a proposé de taxer directement le chiffre d'affaires généré dans chaque pays par les géants du numérique, et non pas seulement leurs bénéfices. Mais elle se heurte toujours à la réticence des autres pays européens, à commencer par les pays du Nord, le Luxembourg et l'Irlande, qui préfèrent laisser la main à l'OCDE. La fiscalité du numérique devra donc attendre.

Même sentiment sur l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur, ce vaste marché latino-américain. Emmanuel Macron a dû revoir sa copie. Il n'est plus question de réviser le mandat de négociation, mais plutôt de préparer une réforme des accords commerciaux pour 2018. « On en est [trop] loin », glisse-t-on dans l'entourage du président. Coalisé avec dix autres pays européens pour ralentir le rythme des négociations, la France s'est heurtée de front à l'opposition nette de huit autres pays, à commencer par l'Allemagne ou encore la Suède, qui voit dans cet accord « une opportunité » que « l'Union européenne ne doit pas manquer ». Dans le cénacle des chefs d'État européens, le président français a réussi avec peine à caler son intervention sur le commerce, soutenu du bout des doigts par le président de la Commission Jean-Claude Juncker.

« Macron est encore jeune, il n'a encore rien commencé », glisse avec un sourire un diplomate européen avant de nuancer. Le président français est toujours une référence à Bruxelles. Son discours à la Sorbonne et ses initiatives européennes sont en effet salués par les dirigeants européens. Juncker n'hésite pas à reprendre les initiatives du président français. Il va même jusqu'à comparer les similitudes et les différences avec son propre discours sur l'État de l'Union, dans une étude commanditée par l'institution. Au sommet européen, un officiel loue sa précision sur l'Europe. « C'est incroyable de voir à quel point il est très bien informé sur chaque sujet européen », confie cet officiel européen.
« Président du surlendemain »

Mais ce dynamisme européen lui a aussi valu la défiance notamment des pays du Nord, effrayés par un approfondissement de l'intégration européenne et farouches opposants à une Europe à plusieurs vitesses. « Emmanuel Macron donne une vision, mais, nous, on veut du concret, on est beaucoup plus pragmatique », explique un diplomate scandinave qui se demande encore si le discours de la Sorbonne n'était pas là pour masquer ses difficultés à convaincre au niveau national. Philippe Lamberts, le président du groupe des Verts, reconnaît une vision pour l'Europe, mais déplore sa capacité à remettre à plus tard ses initiatives. Ce qui lui fait dire qu'il s'agit là du « président du surlendemain ».

En réalité, il sera difficile pour le président de faire des avancées majeures avant le début de l'année 2018, soit avant la formation du gouvernement allemand. D'ici là, Emmanuel Macron doit donc s'employer à encore convaincre, au risque de voir sa popularité s'étioler.


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