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Allemagne : une campagne électorale trop engourdie

in Politics Sat Sep 23, 2017 1:04 pm
by Lizzy67 • 2.560 Posts

En réalité, comme j'ai vu quelques documentaires sur Merkel, elle doit être d'un ennui terrible, voire mortel !

Ceci dit, qu'on ne s'y trompe, elle est bien plus fine stratège qu'elle le laisse croire. Elle est là pour durer (un peu comme les piles Duracell), pour faire de l'Allemagne l'unique puissance hégémonique en Europe : et à ce moment-là, il sera TOT TARD pour les autres Européens de pleurer !

Si Merkel est pour les migrants, ce n'est pas du tout par humanisme ou empathie : c'est parce que ce pourrait être une main-d'oeuvre à bas coût. Et que l'on ne s'imagine pas que Merkel est insensible au problème de la baisse démographique en Allemagne, que parce qu'elle vivait en RDA, elle est amnésique au sujet du passé nazi de l'Allemagne. Quand on veut d'une Allemagne puissante économiquement, on fait ce qu'on peut pour affaiblir les voisins (économiquement) et étendre... son empire (oups ! "empire" est peut-être le mot que je n'aurais pas dû utiliser...) Un détail m'a fait tiquer : lorsque Berlin a été renommée capitale allemande suite à la réunification, alors qu'après la Seconde Guerre Mondiale, Bonn fut pendant un temps la capitale. Berlin redevenue capitale de l'Allemagne : ça y est ! l'histoire s répète ! Alors... attendons avant de sauter de joie dans les prochaines années !



À la veille des législatives, la victoire d'Angela Merkel est acquise. Pourtant, les grands thèmes qui agitent les Allemands semblent avoir été esquivés.
De notre correspondante à Berlin, Pascale Hugues
Publié le 23/09/2017 à 11:43 | Le Point.fr




Angela Merkel a accepté de se prêter au petit jeu des questions-réponses lors d'une émission de la télévision allemande. La chancelière se tient droite dans son blazer rose fuchsia face à un écran géant. Interrogé dans la rue, un petit garçon lui sourit et demande : « Bonjour, Madame Merkel, combien de chocolats mangez-vous par jour ? » La chancelière avoue qu'elle n'aime pas trop le chocolat, mais qu'elle a un autre péché mignon : le salami. Elle s'octroie plusieurs rondelles par jour.

Cette séquence, se moquait un éditorialiste de la presse allemande, résume le ton et le contenu de cette campagne sans thèmes ni remous. Elle montre surtout l'indigence du débat en Allemagne. Tous les grands thèmes qui agitent les électeurs depuis des mois semblent avoir été esquivés.

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Immigration et couacs du modèle allemand

Premier sujet évité : l'immigration. Plus d'un million de réfugiés sont arrivés en Allemagne en 2015 et leur intégration est loin d'être simple. La question des réfugiés est le grand chantier de ces prochaines années. Pourtant, on en a très peu parlé durant cette campagne. Les états-majors des partis établis étaient bien conscients qu'en abordant un sujet si explosif on risquait de mettre du vent dans les voiles de l'AfD, le nouveau parti d'extrême droite qui fait planer le spectre de l'islamisation de la société allemande.

Peu de vrais débats, aussi, sur les couacs du modèle allemand. Angela Merkel a fait de « L'Allemagne, un pays où il fait bon vivre » le slogan de sa campagne. Sereine, elle est apparue à la télévision pour répéter d'une voix calme : "Tout va bien chez nous. Continuons sur notre lancée." Son rival social-démocrate Martin Schulz n'a pas réussi à imposer le thème pourtant brisant de la justice sociale. Son slogan à lui, « Il est temps », sous-entendu… de changer les choses et défendre les laissés-pour-compte de la réussite allemande. C'est-à-dire ceux qui vivent tant bien que mal de mini-jobs ou de l'allocation Hartz IV, les chômeurs de longue durée, les retraités menacés par la pauvreté, les mères célibataires qui ont du mal à joindre les deux bouts et les jeunes en situation précaire. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, pourtant.

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Manque de vision politique

Pour tenter de rattraper les choses après le grand duel télévisé trop consensuel qui opposa les deux prétendants à la chancellerie le 3 septembre, Martin Schulz a même proposé à Angela Merkel une seconde jouxte télévisée « pour parler enfin des sujets qui touchent les Allemands ». Mais la chancelière, impassible, a fait savoir qu'il n'y aurait pas de rebelote. Le SPD, qui a participé durant les quatre dernières années au gouvernement et a voté les lois, a du mal à se démarquer. Si l'Allemagne a des problèmes, c'est aussi de sa faute.

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Les dés sont donc jetés et les Allemands restent un peu sur leur faim. Nombreux sont ceux qui regrettent que le débat public se soit à ce point engourdi et reprochent à leur chancelière son manque de vision politique. Mais la stabilité, la continuité et la réticence à prendre le moindre risque en ces temps si tumultueux furent les ténors de cette campagne. À la veille de cette élection, la victoire d'Angela Merkel est acquise. Selon les derniers sondages, le SPD risque de dégringoler autour des 20 %, un résultat qui serait calamiteux.
Le score de l'AfD

Un seul suspense subsiste : qui raflera la troisième place ? La fin de course est serrée entre les quatre petits partis qui se la disputent : 1. L'AfD, qui, c'est quasi certain, passera haut la main la barre des 5 % nécessaires à l'entrée au Bundestag et siégera donc pour la première fois depuis la guerre au parlement fédéral. Elle est déjà présente dans 13 parlements régionaux. 2. Les Verts, qui ont eu du mal à trouver leurs marques tant les thèmes de l'écologie et du climat ont été squattés par la CDU et le SPD. 3. Le petit parti libéral avec à sa tête Christian Lindner, un jeune premier très photogénique. 4. Die Linke, qui rassemble tout à gauche de l'échiquier politique les mécontents, les laissés-pour-compte et ceux qui aspirent à un autre modèle de société.

Autre question qui donne lieu à bien des spéculations dans les couloirs du pouvoir à Berlin en ce moment : avec qui la chancelière chrétienne-démocrate choisira-t-elle de s'allier pour former une majorité gouvernementale ? Angela Merkel a déjà affirmé à plusieurs reprises qu'une alliance avec l'AfD ou Die Linke était hors de question. Reste une coalition noire (CDU)-Verts, une nouvelle combinaison « jamaïcaine », c'est-à-dire un trio CDU-Verts-libéraux (FDP) ou un mariage plus classique CDU-FDP, l'option favorite des Allemands. À moins que la chancelière ne décide de prendre les mêmes et de recommencer à la tête d'un tandem CDU-SPD, cette grande coalition qui gouverne l'Allemagne depuis des années déjà.


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