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Macron au Point : "Nous avons tourné la page de trois décennies d'inefficacité"

in Politics Wed Aug 30, 2017 11:29 pm
by Lizzy67 • 1.353 Posts

Les pauvres d'aujourd'hui sont souvent moins les retraités que les jeunes

NON ! Beaucoup bénéficient d'une petite retraite et ont souvent travaillé pendant de longues années.

Les jeunes sont des Tanguy aujourd'hui.... IL suffit de regarder autour de soi ! Mais parions que ces jeunes qui méprisent aujourd'hui les aînés, participeront à la RUINE de la France (désert économique avant tout). Ceci ne fait que commencer... Et c'est peut-être "pessimiste", mais c'est VRAI.

La baisse des contrats aidés

Sur ce point je suis d'accord : il y a visiblement des abus et les chômeurs ou bénéficiaires du RSA, ou demandeurs d'emploi, jeunes ou plus âgés n'ont pas davantage de perspectives.

Il y a trop de contrats emplois, CDD, stages divers, reconversion : ceci aussi coûte très cher.


La France est un pays de fonctionnaires à tous les niveaux, avec retraites spéciales pour certains, cotisations assurances, santé, etc. plus favorables : donc l'inégalité existe déjà A CE NIVEAU.

Un fonctionnaire devrait être traité comme un salarié du secteur privé : fautes graves ou lourdes > licenciement, point barre !




Orange avec AFP, publié le mercredi 30 août 2017 à 22h58

Emmanuel Macron a accordé sa première longue interview de président à l'hebdomadaire Le Point, en kiosque ce jeudi 31 août. Dans cet entretien fleuve (plus de 20 pages), le chef de l'État vante la nécessaire "libération des énergies" provoquée par la réforme du Code du travail et la réduction des déficits. Il assure également qu'il a engagé la fin "de trois décennies d'inefficacité".

En forte baisse dans les sondages, Emmanuel Macron a décidé de défendre et de "redonner du sens à son action". Pour cela, le chef de l'État a choisi de changer en profondeur sa stratégie de communication et de renoncer - pour le moment - à sa volonté de raréfier la parole présidentielle. "Je n'ai évidemment jamais dit que je me voyais comme Jupiter  !", assure-t-il. "La France est un pays qui n'accepte les changements que si on les lui explique les yeux dans les yeux".

Emmanuel Macron souligne avoir toujours à l'esprit la colère d'une partie des électeurs et les circonstances de sa victoire. "Je n'ai pas le temps de me laisser griser. Je n'oublie pas les circonstances dans lesquelles j'ai été élu. La brûlure de l"attente, de la colère, du populisme, je l"ai encore là", confie-t-il, en désignant sa nuque aux trois journaliste du Point ayant réalisé l'interview.

Son bilan ? "Les 100 jours ne sont pas un étape pertinente", répond-il. "Quand on arrive au pouvoir, on ne fait pas les choses en 100 jours. Ou alors nous serions le seul pays qui ferait deux ans de campagne présidentielle pour gouverner trois mois" Néanmois, le chef de l'État estime que ses premiers mois de présidence ont été plus "denses" que ceux de ses prédecesseurs. "Nous avons tourné la page de trois décennies d'inefficacité pour nous engager sur la voie de la reconstruction qui permettra la réconciliation", assure-t-il.

Et pour reconstruire, il faut "libérer les énergies", assure-t-il. "Le but de l'action n'est pas de réformer le Code du travail ou de réduire les déficits publics, de transformer la gestion de l'État ou de réformer la fiscalité. Ce sont des moyens, des instruments, pour parvenir à autre chose : la libération des énergies", martèle le chef de l'État.

"Je vais devoir vivre pendant des mois avec l'impatience du peuple"

Le président explique ses premiers choix économiques et fiscaux. La baisse en deux temps des cotisations salariales financée par une hausse de la CSG ? "Les contributeurs nets seront les 60 % des retraités les plus aisés", concède-t-il avant de se justifier : "Les pauvres d'aujourd'hui sont souvent moins les retraités que les jeunes".

Bercy a annoncé la semaine dernière une baisse en deux temps des cotisations salariales : celles-ci devraient baisser de "2,2 points au 1er janvier 2018" et de "0,95 point à l'automne". "Nous valorisons ainsi ceux qui travaillent : +258 euros de pouvoir d'achat net par an pour une personne au Smic, +456 euros net si vous touchez 2.000 euros", a fait valoir le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin. Ces 20 milliards d'euros de baisses seront financées par une hausse de la CSG, à l'assiette plus large et touchant les retraités. Son taux passera de 7,5% à 9,2% (+1,7 point) dès le 1er janvier prochain.

La baisse des contrats aidés ? "Ces emplois sont trop souvent une perversion de la politique de l'emploi", juge Emmanuel Macron, dénonçant également leur caractère "clientéliste" qui "suit souvent le cycle électoral". "C'est de la subvention déguisée vers les collectivités locales ou le secteur associatif", ajoute-t-il, rappelant que "le taux de retour à l'emploi durable des personnes concernées est très faible". Sa réforme du Code du travail, dont les ordonnances sont présentées ce jeudi ? "Je vais devoir vivre pendant des mois avec l'impatience du peuple". Mais cette réforme, "il faut la réaliser tout de suite, car cela met du temps à se décliner dans les comportements et à produire ainsi tous ses résultats. On ne change pas une société par une loi ou un décret. Cela prend entre 18 et 24 mois pour infuser".

Emmanuel Macron réplique également aux mises en garde récentes de François Hollande, expliquant avoir "du respect" pour son prédecesseur. "Mais il serait étrange que l'impossibilité qui a été la sienne de défendre son bilan devant les Français puisse motiver une tentation, durant les années qui viennent, de le justifier devant les journalistes". Un peu plus de trois mois après son départ de l'Élysée, François Hollande avait notamment prévenu son successeur qu'il "ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles" ni "flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures".

Vers une nouvelle baisse des APL

Grâce à ces "libérations", la France en finira, selon lui, avec "une imposture" : "celle d'un pays dur aux faibles mais qui se gargarise d'égalité et de fraternité, d'un pays corseté par les règles et les rentes qui se croit un pays de liberté, d'un pays inégalitaire mais qui ne fait pas sa place au mérite, d'un pays à la fois inefficace et injuste, injuste parce qu'inefficace, inefficace parce qu'injuste", affirme-t-il.

Le président évoque également "des cadeaux et des mesures prises à la fin du quinquennat précédent qui se révèlent coûteux et non financés". Face à ces problèmes budgétaires, il envisage ainsi d'aller au-delà de la baisse de 5 euros de l'aide personnalisée au logement (APL) qui alimente selon lui la hausse des loyers. Un projet de loi sera présenté sur la question à l'automne.

"La société de cour existe toujours"

"Les forces du monde ancien sont toujours là, bien présentes, et toujours engagées dans la bataille pour faire échouer la France", ajoute le président. "Louis XIV avait structuré un pouvoir central assis sur une monarchie absolue parfaitement décrite par Saint-Simon : la société de cour. Celle-ci existe toujours, sous une autre forme, car la France est un vieux pays dont le fantasme monarchiste est toujours présent. Cette comparaison s'arrête là, même si notre pays a besoin d'être dirigé".

Le président croit d'ailleurs avoir "une chance" à ce niveau. "Je n'appartiens pas à un monde de prébendes (part de biens attribuée à un clerc pour sa subsistance, ndlr). Je me suis même levé contre celui-ci. Si je suis là, c'est que je crois que l'on peut s'affranchir du monde des arrangements entre amis. Je n'ai pas de monnaie à rendre".

Cette première prise de parole médiatique du président ne sera pas la dernière. Emmanuel Macron sera l'invité de France Inter dimanche prochain. Tous les membres du gouvernement sont appelés à suivre la marche : "On a trop subi, à cause d'une communication hyperprudente", a reconnu l'un d'entre eux au Figaro ce mercredi. "La communication c'est comme une table à quatre pieds. Il y a la parole du président, celle du premier ministre, celle du groupe à l'Assemblée et celle du parti", a ajouté un autre.


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