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Une critique (bobo ?) du livre Le meilleur des mondes d'A. Huxley

in Religion - Spirituality - Philosophy Sun Apr 30, 2017 1:17 pm
by Lizzy67 • 1.372 Posts

Source : http://www.buzz-litteraire.com/200610296...-aldous-huxley/
(Comme quoi... le buzz !!!)

A première vue cette société terrifiante a tout d’un cauchemar totalitaire. Pourtant, tout n’est pas à jeter. Et sur ce point mon opinion rejoint assez celle de Michel Houellebecq qui évoque le livre dans ses Particules élémentaires. Il approuve sensiblement ce schéma social mais pas forcément pour les raisons auxquelles je pense.

Selon lui : « La société décrite dans Brave New World est une société heureuse dont ont disparu la tragédie et les sentiments extrêmes. La liberté sexuelle y est totale, plus rien ne fait obstacle à l’épanouissement et au plaisir. Il demeure de petits moments de dépression, de tristesse et de doute, mais ils sont facilement traités par voie médicamenteuse.Faire passer ce livre pour un cauchemar totalitaire est une hypocrisie pure et simple. Sur tous les points –contrôle génétique, liberté sexuelle, lutte contre le vieillissement, civilisation des loisirs, Brave New World est pour nous un paradis (…) A l’exception du système social divisé en castes. C’est d’ailleurs le seul point sur lequel Huxley se soit montré mauvais prophète ; c’est justement le seul point qui, avec le développement de la robotisation et du machinisme, soit devenu à peu près inutile. Aldous Huxley est sans nul doute un très mauvais écrivain. Ces phrases sont lourdes et dénuées de grâce , ses personnages insipides et mécaniques. Mais il a eu cette intuition –fondamentale – que l’évolution des sociétés humaines était depuis plusieurs siècles, et serait de plus en plus, exclusivement pilotée par l’évolution scientifique et technologique. Il a pu par ailleurs manquer de finesse, de psychologie, de style, ; tout cela pèse peu en regard de la justesse de son intuition de départ. Et le premier parmi les écrivains, il a compris qu’après la physique, c’était maintenant la biologie qui allait jouer un rôle moteur. »

Cette société présente l’avantage d’empêcher les drames humains que sont les guerres et conflits en tout genre. A un niveau microcosmique, elle abolit les inégalités (du moins entre membres de la même caste). La beauté physique ou l’intelligence ne sont plus des qualités aléatoirement distribués. Il n’y a plus d’erreurs de la nature qui souffriront toute leur vie de leur différence. Chacun est à sa place accepté dans son système et en harmonie dans le système global. Sauf erreur médicale qui reste très minoritaire. Et puis surtout il y a cette sérénité flottante qui auréole tous les aspects de l’existence. Grâce notamment au conditionnement et surtout au Soma (qui apparemment n’entraîne pas d’effet secondaire). Toute souffrance est combattue avec vigueur. Bien sûr, la vie peut apparaître comme plutôt plate, neutre sans « piment ». Mais peut être est-ce le prix pour une certaine tranquillité d’esprit ? Pour ne plus être la proie de tourments existentiels si souvent observés chez « l’Homme libre » ? Et même à cela, le « nouveau monde » apporte sa solution : les substituts d’émotion sous forme de petite pilule encore une fois. Ils simulent par exemple les effets de « la passion violente ». Restituant les mêmes effets toniques, les désagréments en moins…
Au nom de quel argument valable peut on réclamer comme le fait le sauvage la souffrance et le malheur ? C’est une tendance naturelle humaine que d’éliminer les désagréments et de tendre vers une vie sans obstacles.

A l’heure où le clonage humain* déclenche toutes les polémiques, cet ouvrage trouve toute son ampleur. Il se découvre ou se redécouvre avec toujours la même stupéfaction. (article rédigé en 2003)

*A noter qu’au moment où Huxley écrit, aucune découverte génétique et moléculaire n’ont été faites ; elles n’interviendront que beaucoup plus tard : en 1953, avec la découverte de la structure chimique de l’ADN.



Je reprends un peu quelques extraits de cette critique :

- Michel Houellebecq : quelle sacrée référence littéraire de nos jours. Assez limitée quand même, non ? on sait déjà de quel côté penche l'auteur de la critique...
- La liberté sexuelle totale est sans aucun rapport avec l'épanouissement...
- Et tout le reste qui suit concernant le positif du Brave New World, ça montre bien que le bien nommé Houellebecq est un bien piètre philosophe, c'est-à-dire incapable d'un raisonnement objectif, d'aller au-delà du plafond de verre de la pensée unique ! Brave New World est pour nous un paradis : "nous", c'est bien les bobos... l'entre-soi avec BHL et consors, la petite clique toujours bienvenue chez Ruquier à la télé...
- Huxley n'était mauvais prophète sur rien du tout, neuneu bobo ! Huxley était très bien inséré dans certaines sphères de pensées de son époque, notamment de la Fabian Society. Il n'avait fait finalement que transmettre de manière littéraire tout ce qu'il connaissait de l'eugénisme, grâce à son frère Julian. A cette époque dans certaines sociétés d'écrivains (qui furent nombreuses), il semblait de bon ton de s'intéresser à tous les aspects de certaines recherches, dans tous les domaines, aussi pour s'en inspirer dans l'écriture de romans, poèmes, etc. Donc l'eugénisme, une société de caste sociale séculaire, fut une idée déjà dominante et cette idée même a été élaborée aussi pour certains concepts théosophiques (de manière plus ésotérique). Donc, Huxley n'a commis aucune erreur. Et le système de caste séculaire existe aujourd'hui PLUS QUE JAMAIS.
- Aldous Huxley est sans nul doute un très mauvais écrivain ! S'il l'avait été tant que cela, personne n'aurait jamais lu Le meilleur des mondes ! Ses personnages insipides et mécaniques : c'est intentionnel, pour bien montrer qu'effectivement dans le meilleur des mondes on ne trouve que des gens narcissiques, superficiels, creux de la cervelle... C'est la société d'aujourd'hui dans toute sa splendeur... Il n'y a pas de quoi s'indigner !

- Cette société présente l’avantage d’empêcher les drames humains que sont les guerres et conflits en tout genre... Grand bien fasse à certains ! Actuellement la boîte de Pandore est ouverte et pour l'instant il n'y a pas d'abris anti-drames humains, à moins d'éviter de le savoir et de prendre dix boîtes de pilules Soma tous les jours, de jouer à Pokémon Go, de regarder des émissions débiles à la télé pour oublier...

- Il n’y a plus d’erreurs de la nature qui souffriront toute leur vie de leur différence... Aucun individu n'est une erreur de la nature !

- Et puis surtout il y a cette sérénité flottante qui auréole tous les aspects de l’existence. Grâce notamment au conditionnement et surtout au Soma (qui apparemment n’entraîne pas d’effet secondaire). Sur ce point, Aldous Huxley ne parlait pas d'un sérénité flottante par hasard : elle est artificielle grâce à la petite pilule, produit pharmaceutique. Le message est clair : sans la boîte à pharmacie, pas de bonheur dans ce meilleur des mondes... Et ceci n'est en aucun cas une nouveauté, car durant la période nazie, la Pervitine était utilisée par les soldats allemands et même en libre circulation parmi la société civile (effets euphorisants). Le conditionnement n'a pas pour but la sérénité toute béate, mais d'amener l'être humain à rester moyen (donc médiocre), à toujours rester dans le moule proposé... Nous y sommes ! Le conditionnement a pour but de laisser l'être humain INCONSICENT de sa capacité à sortir de la petite boîte proposée, pour finalement s'individuer. L'émancipation dans le meilleur des mondes est anti-système, une menace dans ce système de caste artificiel. Friedrich Nietzsche et quelques autres philosophes avaient déjà alerté contre ce type d'asservissement. Le concept nietzschéen de sur-homme (mal compris) est un plaidoyer percutant en faveur de l'homme libre, contre le conditionnement de masse.

- Bien sûr, la vie peut apparaître comme plutôt plate, neutre sans « piment ». Mais peut être est-ce le prix pour une certaine tranquillité d’esprit ?... Tranquillité d’esprit.... Je traduits : ignorance, manque de lucidité, non dépassement de soi.... Une vie sans piment, n'est pas une vie ! Il n'y a AUCUN prix à payer pour idéaliser ou se conformer à la vacuité d'une masse informe, débile et sans âme.

- Pour ne plus être la proie de tourments existentiels si souvent observés chez « l’Homme libre »... Voilà quelqu'un qui n'a pas compris ce qu'est réellement un homme libre du point de vue philosophique et ésotérique, et ça se dit critique littéraire...

- C’est une tendance naturelle humaine que d’éliminer les désagréments et de tendre vers une vie sans obstacles. J'ignore s'il s'agit bien d'une tendance NATURELLE. Je n'en serais pas si sûre. Lorsqu'on dit "Chassez le naturel, il revient au galop", il y aurait plus à craindre de voir émerger l'aspect animalesque, barbare de l'humain. L'Edda poétique des Vikings est un parfait exemple du message : l'homme au combat, en guerre pour préserver sa propre liberté, celle des siens. Ceci dit les Vikings n'étaient nullement barbares. Les vrais Barbares en Europe, furent les Germaniques (et ils le sont restés malgré leur déni constant depuis la chute du mur de Berlin).

Et cerise sur le gâteau :

- A l’heure où le clonage humain* déclenche toutes les polémiques... NON ! certains y trouvent leur compte. Et vous avez déjà oublié Raël et les Raëliens....

- Il (le roman) se découvre ou se redécouvre avec toujours la même stupéfaction... Pourquoi avec la même stupéfaction ? Vous vivez dans quel monde, vous ?

- A noter qu’au moment où Huxley écrit, aucune découverte génétique et moléculaire n’ont été faites.... : ceci est ARCHI-FAUX ! A peine quelques années plus tard, les nazis (médecins, etc.) passaient tout leur temps à préparer le terrain ! car ils souhaitaient ardemment "parfaire" l'être humain. Oui, ils furent de parfaits eugénistes ! Les nazis recrutèrent les meilleurs chercheurs et agents dans tous les domaines, y compris pour des recherches génétiques, eugéniques, biologiques, pharma, psychiâtrie, etc.
Donc affirmer ou sous-entendre que le processus de recherche génétique, moléculaire etc. n'intéressait la science qu'à une période récente, c'est vraiment faire passer d'anciennes générations pour de parfaits neuneus incultes, sans ambitions.
Mais c'est sûr que lorsqu'on lit Michel Houellebecq et la littérature bobosphérique, on peut très largement passer à côté de ces informations importantes, confirmées depuis quelques décennies !


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