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France championne des impôts et dépenses publiques

in Politics Fri Apr 28, 2017 1:24 pm
by Lizzy67 • 1.587 Posts

Source : Le Point http://www.lepoint.fr/invites-du-point/j...hp#xtor=CS3-194

Merci le Président "normal" !



Le lundi 24 avril, le jour même où les Français se réveillaient groggy, tristes, désespérés ou étonnés, ravis, enthousiasmés par les résultats du premier tour de la présidentielle, c'est précisément ce 24 avril qui a été choisi par Eurostat pour publier un ensemble d'indicateurs sur les finances publiques des 28 États membres de l'Union européenne. L'autorité européenne de la statistique aurait-elle sélectionné cette date spéciale dans l'espoir d'en obtenir un écho particulier en France ? Eh bien, c'est raté ! Ce qu'Eurostat avait à nous dire était effectivement grave et important, mais s'est trouvé complètement escamoté par les comptes rendus de l'élection.

Les experts d'Eurostat qui ont regardé au microscope les finances des États se sont aperçus que les dépenses publiques de la France avaient représenté 56,2 % de son PIB en 2016, ce qui la plaçait tout en haut du podium, numéro un des pays européens les plus dépensiers. Elle était précédée par la Finlande depuis 2014, sauf que les Finlandais ont réussi à réduire de 2 points de PIB leurs dépenses publiques pendant les années 2015 et 2016, tandis que la France de son côté n'a pu les réduire que de 0,2 et 0,9 point.
Michel Sapin, un ministre jongleur de chiffres

Et pourtant le duo Hollande-Sapin, avec son célèbre et incongru « Ça va mieux », semblait très content de lui à l'époque, alors que nous étions en train de reculer par rapport à nos voisins européens dont les efforts étaient manifestement plus efficients que les nôtres. Voilà comment on finit par se retrouver champions d'Europe des dépenses publiques pour l'année 2016 avec des dépenses représentant 8,5 points de PIB de plus que la moyenne de la zone euro. Même problème pour le déficit qui, chez nous, atteint encore 3,4 % du PIB, alors qu'il est de 1,5 % en moyenne chez nos voisins européens.

Et comme en 2016 nous étions déjà champions d'Europe des impôts, taxes et prélèvements obligatoires avec 47,6 % du PIB, la France se trouve détenir aujourd'hui, et en même temps, les deux titres européens les pires, la marque d'une gestion indigne et irresponsable, l'exploit historique d'un président incompétent, François Hollande, et d'un ministre jongleur de chiffres, Michel Sapin, deux vieux complices depuis l'ENA, deux socialistes doctrinaires, imbus d'eux-mêmes au point d'en perdre toute lucidité.

Un journaliste économique de L'Opinion, Raphaël Legendre, a fait le calcul que « pour revenir dans la moyenne de la zone euro, la France devrait ramener son déficit annuel de 76 à 33,5 milliards d'euros, réduire sa dette de 152 milliards et diminuer ses dépenses publiques de 190 milliards ». Un énorme différentiel ! Oublions Marine Le Pen qui vogue à des hauteurs de démagogie stratosphériques et notons simplement qu'Emmanuel Macron de son côté, dans son programme, reste très, très loin de ces chiffres.
Je laisserai à mon successeur un pays en bien meilleur état que celui que j’ai trouvé

Le pire est que notre président « normal », notre bon roi fainéant, a trouvé le moyen, quelques jours avant ce lundi 24 avril, de déployer à nouveau son autosatisfaction légendaire en déclarant, imperturbable et cette fois-ci en plein soleil, ces mots incroyablement irresponsables et provocateurs : « Je laisserai à mon successeur un pays en bien meilleur état que celui que j'ai trouvé. » On croit rêver ! Nous étions le jeudi 20 avril, trois jours avant le premier tour de l'élection, dans un village inconnu de la France profonde, Biars-sur-Cère dans le Lot, sur le parvis d'une usine du groupe Andros.

Avec des produits comme Bonne Maman, Mamie Nova ou Pierrot Gourmand, cette belle entreprise agroalimentaire, fondée après la guerre par deux familles locales, les Gervoson et les Chapoulart, et dont le siège social n'a jamais bougé de Biars, est restée depuis lors entre les mains des familles fondatrices, qui en détiennent toujours 100 %. Ce groupe Andros, qui n'est pas coté en Bourse et ne publie pas ses comptes pour ne pas donner d'informations à ses concurrents, pèserait au moins 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, détiendrait 23 filiales dans le monde, des usines dans une quinzaine de pays et emploierait plus de 7 000 salariés dont un bon millier dans le Lot.

En recevant le président de la République sur le site historique d'Andros, le président de l'entreprise, Frédéric Gervoson, a fait œuvre sociale de cohabitation avec le monde politique et montré son respect envers les institutions de son pays. Il n'est pas sûr que le président de la France ait montré depuis son élection en 2012 le même respect et la même considération pour la société civile en général et les entrepreneurs en particulier, qui retiendront avant tout de son passage à l'Élysée ces deux titres de champion d'Europe des impôts, taxes et prélèvements obligatoires, et de champion d'Europe des dépenses publiques. Un dramatique doublé ! Un terrible bilan !


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